Ceux d’entre vous qui ont appris une deuxième ou troisième langue auront sans doute un jour fait ce constat douloureux le moment venu de s’aventurer en terre étrangère pour mettre en pratique toute cette belle théorie apprise en classe : les manuels scolaires sont d’un piètre secours lorsque vous devez vous débrouiller seul dans la rue.
Il y a d’abord ce fait historique partagé par les langues coloniales européennes comme le français, l’anglais, l’espagnol et le portugais. Ces langues ayant voyagées sur plusieurs continents ont évoluées différemment au cours des siècles pré-internet (aussi bien dire préhistorique!). Cette réalité qui ne cesse d’étonner les Français en visite au Québec est aussi valable pour l’Espagne et les pays sud-américains. Il existe plusieurs façons de parler une même langue.
Ce qui frappe d’abord quand vous arrivez à Buenos Aires, c’est l’utilisation du vos à la place du tu pour désigner la deuxième personne du singulier. La conjugaison est légèrement différente et on met un temps à s’y faire.
Il y a aussi un accent propre aux Porteños (habitants de Buenos Aires). Le “y” et le “ll” se prononce de façon plus douce comme un “j” français. Par exemple la phrase “Yo llevo las llaves” (j’emmène les clés) est prononcée “Jo jevo las javes”. De la musique à vos oreilles!
Mais ce qui discerne aussi le Porteño de ses confrères hispanophones est l’usage du Lunfardo, nom donné à l’argot de Buenos Aires. Le Lunfardo a été influencé par l’immigration européenne du 19e siècle et est très présent dans les paroles du tango et la vie de tous les jours.
Par exemple, à Buenos Aires on ne va pas a comer (manger) mais bien a morfar. On ne sort pas danser dans les discotecas mais bien dans les boliches. Et si vous avez passez une belle soirée vous pourrez dire que c’était barbaro (barbare).
Tout le monde connaît le Che Guevara mais saviez-vous que ce surnom par lequel il était désigné (son vrai prénom étant Ernesto) vient de l’interjection che utilisée par les Argentins pour ponctuer leurs phrases où appeler quelqu’un? (l’équivalent du tsé ou du lâ au Québec)
Mais le plus représentatif des Lunfardo est sans aucun doute l’expression boludo, qui veut dire idiot mais de façon amicale et qui est utilisée à toutes les sauces. De fait, quand quelqu’un ici vous dit che boludo, ça peut soit vouloir dire “Hey l’ami!” ou “Quel con!” selon le contexte.
Je poursuis cet article demain avec quelques dictons argentins pas piqués des vers!

De la belle visite à Buenos Aires la semaine dernière et de bien bons mojitos au Bakano!
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La suite, la suite!
Che boludo! me rrrrrrrrrre contra que te rrrrrree gusto tu descripcion de los portenos, BARBARO tu blog, cuac!
Donde esta el contador?