June 2000
Monthly Archive
Thu 29 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Philippe
Lieu: Grenfell, Saskatchewan
Kilomètres parcourus: 2418
La nature à l’état pur. Tout autour, à perte de vue se déroulent des champs de moutarde, de canola et de blé. Des tapis de contrastes de jaune, vert et beige. C’est bien ça qui fait la beauté des prairies. Ici, on peut voir que la terre est ronde! Voilà probablement un nouveau point d’attraction touristique pour la région.
Sur quatre-vingt kilomètres, on a croisé quelques vaches, une ferme et un petit village. C’est aussi l’occasion qui nous est offerte d’arrêter pour faire le plein d’eau, dîner ou camper, selon le moment de la journée. Ces lieux et ces gens nous donnent fou le charme de la région. Pour nous, citadins, le temps ne passe pas à la même allure. Le petit aspect western d’antan, avec le magasin général, une pompe à essence et les maisons de bois, reste bien réel, partie intégrante du quotidien. Dommage que je n’ai aucun talent en dessin, mais ma cousine Marilou y trouverait son compte. Je suggère que Marilou exprime son talent à partir des multiples photos que j’ai prises. Surveillez le site internet car les premières photos vont très bientôt y être présentées. Pour terminer, la température est très imprévisible dans le coin. Ah! ce climat continental est capricieux et rude. Hier, suite à une journée ensoleillée, nous nous sommes fait prendre par une douche, lors de la préparation de nos fajitas. Le plat baignait dans l’eau et nous étions complètement mouillés! Mais, on a le temps de s’en remettre et de profiter par la suite de la douceur de son sac de couchage bien sec.
Philippe.
Poursuivons la tradition, avec les petits commentaires du coordinateur, à St-Lambert :
- L’expédition se poursuit avec vigeur puisque nos trois cyclistes gardent jusqu’à présent bon œil et bon coup de pédale. Leur allure est cependant un peu ralentie depuis l’arrivée en Saskatchewan, car le temps change très vite du soleil à la pluie, et que les vents viennent paraît-il plus du Nord, alors que nous anticipions des vents «porteurs» de l’Ouest. La solution à cette situation: pédaler plus fort!
- On en parle dans la presse : le journal de Vernon, en Colombie-Britannique (voir 3ième nouvelle) a fait paraître un article élogieux sur l’audace de nos cyclistes et les a aussi qualifiés de très bons ambassadeurs de notre municipalité de Saint-Lambert!
- La prochaine étape passera par Whitewood et Moosomin….Je vous assure qu’ils ont avantage à avoir des réserves plein les sacoches, car les points d’approvisionnement se font très rares dans cette région, toujours située dans les immenses étendues de la Saskatchewan;
- La question du spermophile a été bien résolue par deux répondeurs soit Minie, de Belgique, et Raymond, du Québec, en référant au Larousse et au site internet nature.ca. Il s’agit, en résumé, d’un type d’écureuil particulier à cette région, qui reste au sol, et qui se fait un trou comme logement. Pourquoi pas?
Sun 25 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Pierre Olivier
Lieu: Chaplin, Saskatchewan
Kilomètres parcourus: 1815
Souvent, au cours de notre voyage, nous faisons allusion aux distances que l’on parcoure, aux villes, et aux gens que nous rencontrons. Mais en fait, le voyage est fait de petits moments de bonheur, d’anecdotes parfois drôles, souvent cocasses. Aujourd’hui, je vais vous raconter comment nous avons été inités au fameux steak des Prairies.
Hier soir, en finissant notre journée, nous avons rencontré un gars du coin (soit la ville de Tompkins, en Saskatchewan) d’une vingtaine d’années, qui est venu nous tenir compagnie au souper. Il nous a appris que le steak par ici était le meilleur. Philippe, pour le défier, l’avise qu’il en aurait bien pris un pour le déjeuner. La discussion ne va pas plus loin. Nous allâmes nous coucher pour une longue nuit de sommeil, du moins c’est ce que l’on pensait… A quatre heures et demi du matin, je me suis réveillé en sursaut par un vacarme à quelques pas de ma tente. Pris de panique, je sorti mon poivre de cayenne avec l’intention de m’en servir contre cette chose qui était venu déranger mon sommeil. Alors, j’entendis une voix me demander : « steak or ribs » (à lire en anglais, car la langue française n’a pas vraiment d’équivalent pour décrire une pièce épaisse de cinq centimètres, aussi large que deux paumes de main de cow-boy!). J’ouvrai ma tente et parti à rire. Notre visiteur d’hier, un peu saoul, avait traîné son BBQ jusqu’au bord de nos tentes et faisait cuire des steaks! C’est ainsi qu’à cinq heures du matin, nous avons mangé les meilleurs steaks de nos vies, ce qui nous permis de faire toute une journée de 170 km. Maintenant, si vous vous voulez bien m’excuser, je crois que nous allons aller nous coucher. Après tout, qui sait ce qui viendra nous réveiller demain pour commencer une nouvelle journée pleine d’imprévus et de moments inoubliables?
Pierre Olivier.
Notre expédition est ponctuée de moments, d’incidents, de situations qui, l’air de rien, font partie de notre quotidien pour nous qui ne logeons que rarement deux fois à la même place! Je vous partage dix de ces moments et je les soumet à votre réflexion !
1.À la mise en route de notre réchaud d’appoint, s’il y a trop de gaz qui s’échappe avant d’y mettre l’allumette, on peut se brûler les sourcils…
*On attend avec impatience les premières photos des cyclistes pour identifier leur visage et savoir qui fait le plus souvent la cuisine!*
2.Après trois jours au soleil, la margarine n’a plus le même goût… Pourrait-elle être recyclée pour huiler les chaînes de vélo?
*Si un expert en la matière (un des lecteurs assidus) pourrait s’exprimer rapidement sur cette question d’ordre environnemental et technique…et budgétaire… et culinaire…pour une vieille recette…*
3.J’aime bien les automobilistes quand ils klaxonnent pour nous encourager, sauf quand on s’arrête pour faire pipi…
*La vie privée n’existe plus. C’est la rançon de la célébrité!*
4.On ne fête pas la St-Jean à Régina… Ben là, je suis déçu!
*Nos cyclistes n’ont pas eu l’occasion de rencontrer des franco-saskatchewanais qui, s’ils avaient consulté notre site internet, auraient pu démontrer leur ferveur! C’est à approfondir! Aux lecteurs assidus, je prend ici l’occasion de rappeler l’autre dimension
de l’expédition et j’en profite pour vous demander deux choses :
1- Y-a- t’il des francophones à Régina ou ailleurs sur la section du parcours dans les Prairies qui seraient intéressés à leur faire valoir leur expérience? L’occasion est maintenant offerte!
2- Vous avez, en tant que lecteur, un rôle important à jouer en transmettant l’adresse du site et ces messages de manière à ce que les gens sur le parcours puissent rencontrer les trois cyclistes, faire connaître leur région, et faire un bout de bicyclette avec eux! ou leur donner un coup de main. L’intérêt de l’expédition, au sens d’expérience enrichissante, dépend de ces liens tissés au fil des kilomètres… C’est écrit dans le plan de l’expédition. À vous de jouer!*
5.Le train suit la transcanadienne et donne des coups de sifflets, même la nuit…
*Je ne peux savoir quel effet psychologiques ces cris stridants poussés en plein milieu de la nuit peuvent avoir sur les cyclistes. Faudrait-il en parler à la direction du CN (Canadien National) et du CP (Canadien Pacifique)?*
6.Les anglophones sont incapables de prononcer Pierre Olivier et Ludovic…
*Les chinois probablement pas plus! Ce qui ne manque pas nécessairement de charme. Ça dépend de qui le dit et comment c’est dit évidemment!*
7.Il faut être capable de [...] Philippe…
*Le texte qui m’est parvenu sur la messagerie vocale (boîte vocale) était complètement inaudible à cet endroit. En attendant que P.O. me précise ce bout de texte, je laisse votre imagination faire son oeuvre! Laissez-moi sur le site ce que, à votre
avis, P.O. aurait pu nous dire sur Philippe…*
8.Les petites bêtes écrasées, que nous croisons sur le bord des routes, s’appellent des spermophiles.
*Je l’ai écrit spontanément comme celà. Mais à en regarder l’étymologie, je ne vois pas très bien à quoi peut ressembler l’animal, surtout sur le bord d’une route! Mais, est-ce seulement un animal? (J’avoue que P.O. doit nous mener sur une fausse piste… serait-ce plutôt spermofils, spairmofeel, spairmophil, spare-no-feel, spare-no-fill…ou aussi ‘spère mon fils!!!??? Les lecteurs mieux avisés devraient me faire valoir leur connaissance en la matière. Merci d’avance.*
9.Ici, c’est plate, les gens se donnent des accolades plutôt que des becs…
*Ben là, c’est une question de s’adapter aux coutûmes locales et d’y trouver la raison!*
10.Les Québécoises sont les plus belles!
*Il faut partir au loin pour s’en rendre compte…et pour mieux revenir!*
*J’espère pour vous, chers lecteurs, que les prochaines anecdotes de nos vaillants cyclistes, ne m’entraîneront pas à rallonger le texte aussi allègrement que cette fois-ci. C’était tellement tentant, que je n’ai pu y résister!
P.S. : À titre d’information, pour ceux qui vivent loin du Canada, la fête de la St-Jean Baptiste, le 24 juin, est la fête de tous les québécois. Ce jour est chômé seulement au Québec.*
Tue 20 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Ludovic
Lieu: Bassano, Alberta
Kilomètres parcourus: 1640
Nous avons quitté ce matin Calgary pour nous retrouver à Bassano, une bourgade perdue au milieu des Prairies. Nous avons passé du bon temps à Calgary. Ca a été une très belle expérience. Loger au chaud et au sec chez les Rice, nous avons passé deux journées reposantes à visiter les grands sites de la ville du pétrole et du stampede tels que Saddle Dome, Calgary Tower, Seventienth av, Oh River et flâner dans le centre ville même. Il est difficile ce matin de se défaire de cette atmosphère relaxe et presque familliale. Et nous voilà quand même partis sur la route en direction est.
Nous voilà aussi à nouveau tous les trois, à partager chaque moment. Et c’est une expérience qui n’est pas rose tous les jours. Il faut dire que les beaux moments prédominent quand même sur les moins agréables. Il est dur à longueur de journée de satisfaire tout un chacun, d’être agréable et de faire valoir son point de vue le moment venu. Faire des concessions, tout en étant fidèle à son caractère et à ses sautes d’humeur provoque quelque fois des conflits. Le réveil est un moment particulier où P.O. prend un malin plaisir à nous emmer… Jusqu’à maintenant aucune conséquence grave n’a résulté de ces réveils pénibles de Phil et de moi-même. Par contre, la mauvaise température et les journées difficiles ont provoqué de temps à autre des guerres froides. Sarcasmes et bassesses sont nos principales munitions pour finalement signer la paix dans un mutisme définitif. Les grands moyens n’ont jamais vraiment été nécessaires et j’espère que cela restera ainsi. Nos tempéraments différents et le bon esprit nous ont permis de bien nous arranger jusqu’ici.
Pour le moment, à Bassano, nous vaquons dans l’allégresse et nous nous amusons bien. Après tout, une grande complicité s’est installée dans notre trio. Blagues et conneries font partie de notre quotidien. Je viens à l’instant d’assister à une représentation improvisée de Roméo et Juliette, interprêtée par Phil et P.O. L’un a mis de sa crême à raser, l’autre est à moitié nu. L’entourage s’est quand même demandé quelle bande de joyeux lurons nous faisions. Finalement, on s’aime bien!
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Les petites précisions du coordonateur:
- La famille Rice, dont les portes se sont ouvertespar les recommandations de madame Gill Lacoursière,conseillère municipale à St-Lambert, est très impliquée dans le sport, et en kayak particulièrement, puisque leur fille fait de la compétition à un niveau international. La spontanéité autant que la qualité de leur accueille ont été très appréciés par les cyclistes;
- Un peu d’histoire de la conquête de l’Ouest. Fort Calgary est fondé en 1875 et fut rapidement un grand centre d’élevage, dès l’arrivée du chemin de fer en 1885! Et voilà, à peine plus de cent ans après, les cowboys et le stampede (courses de chariots, compétitions de domptage de chevaux et de taureaux) font toujours l’événement au mois de juin. La découverte du pétrole dans la région, en 1914, va transformer rapidement la ville pour en faire un centre pétrolier international très réputé. Le Congrès mondial du pétrole vient de s’achever à Calgary la semaine dernière;
- Plus loins dans l’histoire, les mastodontes des marécages de l’Alberta, pas loin de Bassano et de Brooks, déplaçaient leurs 3 à 4 tonnes en quête d’herbe pour compléter leur festin. Le parc provincial dinosaure abrite de très beaux spécimens…fossilisés.
Le temps a été très chaud et sec, avec plus de 30°.
Sun 18 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Philippe
Lieu: Banff, C.B.
Kilomètres parcourus: 1336
Que sommes-nous au milieu des Rocheuses, à côté des sommets enneigés de plus de 3 000 mètres d’altitude? Trois petits cailloux qui roulent, en suivant le trafic sur le bord de la transcanadienne. Des paysages majestueux nous fascinent de tous les côtés, d’une telle beauté qu’on aurait dit artificielle.
L’ascension nous demande des efforts soutenus, autant physiques que moraux. On retrouve notre raison d’être et l’énergie à les gravir par tous les encouragements des gens que l’on rencontre. Il arrive même que des gens nous reconnaissent pour avoir visiter antérieurement notre site internet, comme ces deux québécois qui faisaient leur épicerie en même temps que nous. De toute façon, une fois le sommet de la montagne atteint, au pic, les montagnes que l’on surplombe ne sont alors plus que des cailloux, et le monde des grands est à nous.
Philippe Lombart
*Les petites notes Philippe Glorieux, ici, au Québec*
Les cyclistes sont tombés, de toute évidence, sous le charme des panoramas époustouflants. Ces paysages uniques font d’ailleurs courir les touristes du monde entier. Le bon goût n’a donc pas encore totalement disparu. MacDonald et comparses de la grande distribution ont pu, pour combien de temps encore, en être refoulés.
Le rôle de vedette, non seulement ne dérange pas nos grimpeurs, mais paraît leur donner des poussées d’adrénaline, jusqu’ici très stimulantes!
Pour soutenir votre intérêt, et compléter votre connaissance de la région, l’ajout des quelques informations d’ordre géographique devrait satisfaire votre profond désir de mieux figurer le décor dans lequel nos acteurs se défoncent :
Le col Rogers, à 1 320 mètres, situé dans le parc national Glacier en Colombie-Britannique, a été le point culminant de l’expédition. Le parc porte bien son nom puisqu’on en dénombre plus de cent! La route serpente tout au fond des ravins ou grimpe de fortes parois. Je n’y ai jamais été, mais c’est le guide de la route du Canada, publié par le CAA, qui m’en informe aussi!
À quelque distance de là, le parc national Yoho, sur le flanc ouest des Rocheuses et limite est de la Colombie-Britannique, comprend plus de trente sommets dépassant 3 000 mètres. Le col Kicking Horse, à 1 625 mètres, laisse le passage à la route et au chemin de fer. Il définit aussi la ligne de partage des eaux entre la Pacifique, l’Articque et l’Atlantique.
Nos cyclistes ont donc franchi avec brio la section la plus accidentée de l’expédition, dans des conditions de pluie et de température allant de 0oC, la nuit, à 15oC, le jour. Dès ce soir, à Calgary, ils auront accompli 17% de la traversée, représentant une distance de ville à ville estimée à 1 181 km, depuis leur départ de Vancouver le 6 juin.
Le trio progresse selon la planification, en appréciant apparemment aussi les lieux autant que les gens.
Le temps reste encore maussade, avec une légère pluie. Depuis Golden, des problèmes de transmission cellulaire et la faiblesse des batteries les ont empêchés d’envoyer plus régulièrement le carnet de route. Les cyclistes souhaitent aussi une bonne fête à leur père.
Étape du 18 juin : Banff – Calgary, 129 km + une journée de tourisme dans la ville du pétrole.
Wed 14 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Pierre Olivier
Lieu: Revelstoke, C.B.
Kilomètres parcourus: 990
Il pleut. Il fait froid. Les jambes sont lourdes et les montagnes avec leurs sommets enneigés, effrayantes. Alors pourquoi faire ce voyage? Comment expliquer que nous sommes entrain de vivre les plus beaux moments de notre vie et que chaque jour qui passe est rempli d’événements et de paysages inoubliables, que je conserve précieusement en mémoire.
Ce voyage, je le fais d’abord pour moi, pour le plaisir et le goût de l’aventure. Mais ce qui donne un sens à notre expédition, ce qui nous pousse à avancer dans les moments les plus durs, c’est l’encouragement et le support de tous les gens que l’on rencontre. Nous nous faisons régulièrement klaxonner sur la route. Les gens que nous rencontrons veulent tous savoir ce qui nous pousse à relever un défi de la sorte. Nous n’avons pas encore trouvé de réponse à cette dernière question, mais selon moi, juste de voir l’étonnement sur leurs visages quand nous mentionnons notre destination finale, vaut les plus durs efforts.
Dans quelques jours, nous quitterons la Colombie Britannique pour les Prairies. Mais ce qui m’aura le plus frappé des gens d’ici, c’est la spontanéité avec laquelle ils viennent nous parler et nous aider. L’accueil exceptionnel des gens de Vernon, le somptueux souper que nous ont offert les Brooks, en passant par ce fermier qui nous a amenés jusqu’à une boutique de vélo lors d’une de nos nombreuses crevaisons, tous nous ont prouvé que la Colombie Britnnique mérite bien son slogan «Beautiful British
Colombia»!
Tout se passe donc super bien. L’ascension réelle des Rocheuses commence ce 14 juin.
Pierre Olivier
Prochaine étape : Revelstoke/Roger Pass 69 km. C’est aussi le sommet du passage des rocheuses, à près de 3500 mètres. Belle ascension en perspective dans des conditions météorologiques encore difficiles, soit nuageux avec quelques averses et un maximum de 17 degrés Celcius.
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Les petites précisions du coordinateur:
1-La ville de Vernon a des ententes d’échanges avec la ville de St-Lambert. C’est l’occasion de remercier le maire de St-Lambert, Monsieur Guy Boissy, et la conseillère municipale, Madame Gill Lacoursière, pour les contacts qu’ils ont très spontanément établi avec le maire et le comité d’accueil de Vernon;
2-À Vernon, il y a aussi Mélanie Trudeau, un peu oubliée dans ce texte volontairement très succinct. Mélanie est une amie et collègue de classe à Durocher des trois cyclistes, qui étudie là-bas depuis septembre dernier. Elle a certainement participé et contribué à cet accueil dont nous aurons plus de détails ultérieurement!
3-Les Brooks, dont P.O. fait référence, sont des amis de longue date de la famille Glorieux. Cela remonte aux années soixante-dix, à Beyrouth, au Liban! Ils étaient, entre autre, des passionnés de safaris, desquels ils ont accumulé avec le temps une collection de trophées assez unique.
Sun 11 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Ludovic
Lieu: Kelowna, C.B.
Kilomètres parcourus: 750
Petite note : le coordinateur, à Montréal, Philippe Glorieux, abusant de sa situation privilégiée, s’est accordé la liberté d’insérer, à l’occasion, des remarques,identifiées par des étoiles (*), plus ou moins humoristiques dans les textes rapportés par les cyclistes téméraires. Il n’est absolument pas nécessaire que les lecteurs, vraiment passionnés par les événements de cette grande expédition, offrent leur avis sur cette question!
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Cela fait 5 jours que nous avons quitté Victoria et la température ne se montre pas du tout clémente. La pluie et le froid font maintenant partie de notre quotidien. Afin de contrer les éléments, nous glissons des feuilles de papier journal dans nos vêtements pour se garder au sec et éviter de prendre froid en descente. La même technique s’applique pour faire sécher les souliers, la tente etc.
*Il faut reconnaître qu’à l’heure des matériaux synthétiques ultra légers, ultra onfortables et ultra chers, certaines bonnes recettes utilisées par nos grands-parents, les miens, au début du Xxième siècle, semblent encore faire partie de la panoplie du petit débrouillard!*
De plus, nous avons dû gravir pendant deux jours des côtes sur plusieurs dizaines de kilomètres; de quoi bien nous préparer pour les rocheuses. Il est à noter que notre Philippe national nous à flanqué cinq crevaisons, toutes plus inusitées les unes que les autres, et ce, en moins de 10 km! Certains ajustements techniques ont donc été de mise.
*Mais quels moyens ont-ils utilisés? Ma curiosité, et la vôtre aussi, est piquée au vif. J’essaierai donc d’en savoir plus sur ce sujet critique.*
Nous voilà maintenant dans la vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, toujours affublés de papier journal. La nature est imposante, les rocheuses qui nous entourent impressionnantes. En espérant que cela se réchauffe, le moral en profitera aussi.
Pierre Olivier, qui vient de compléter sa première année en multimédia au Collège Maisonneuve, vient d’apprendre qu’il a gagné un premier prix pour la réalisation d’un site sur la contraception… Cette nouvelle lui a tiré un sourire hier dans la soirée. Cela faisait un bon bout que cela n’était pas arrivé. On se rend compte à ces occasions combien la préparation de l’équipe est complète et diversifiée, leur permettant d’affronter tous les obstacles qui peuvent surgir à tout moment au cours des 7000km à travers les régions isolées. Tous les lecteurs en sont certainement épatés. Je ne peux cependant pas vous dire si un des cyclistes à une expertise en zoologie!
Sat 3 Jun 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
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Auteur: Le trio
Lieu: Vancouver, C.B.
Kilomètres parcourus: 105
Bonjour à tous,
nous sommes à Vancouver depuis maintenant 3 jours etnous avons consacré la majeure partie de notre temps à visiter. Il faut dire que tout est magnifique par ici; les montagnes d’un cote et la ville de l’autre. Nous résidons à une auberge de jeunesse en banlieu de Vancouver; c’est surprenant le nombre de francophones que l’on rencontre! Nous avons visité le centre-ville ainsi que Stanley Park qui offre une vue à couper le souffle sur les montagnes tout autour! Dire qu’il faudra les traverser dans quelques jours! Nous prévoyons aller à Victoria demain et commencer notre route vers l’est dès mardi matin.
Les gens de Vancouver sont sympatiques et très respectueux à l’égard des cyclistes. La temperature est parfaite, du beau soleil sans l’ombre d’un nuage. Espérons que cela se poursuive… mais le vrai defi commencera dans 2 jours avec les Rocheuses.