July 2000
Monthly Archive
Sat 29 Jul 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
00 Transcanada Comments Off -
Auteur: Le trio
Lieu: St-Lambert (de retour)
Kilomètres parcourus: 6250
Nous voilà maintenant de retour! Halifax a été atteint après 57 jours d’aventures et 6400km d’intense plaisir. La liberté durant cette traversée est sûrement la chose qui nous manque le plus une fois de retour à la maison (qui nous a aussi manqué sous la pluie et le froid). L’intensité du voyage nous a fait découvrir bien des choses (nos journaux en témoignent) et nore vision de la vie, du bonheur et de la réussite (sans oublier le dépassement de soi et la totale liberté) en est à tout jamais modifiée.
Ceci n’est que la fin d’un rêve, d’une aventure; d’autres sont à venir, encore plus folles et exaltantes. D’autre projets feront suite, vous pouvez compter sur nous. Le goût de l’aventure nous à pris, on ne s’en passera pas pour bien longtemps!
Notre site internet (au www.geocities.com/transcanada2000) se refera une beauté dans les mois à venir. Vous pourrez ainsi en savoir encore plus sur notre traversée du Canada. Reportages photos, vidéos et petits textes feront partie des améliorations apportées. A suivre…
Nous voulons profiter de l’occasion pour souligner le soutient sans borne de nos parents qui nous ont encouragés et conseillés tout au long de notre démarche. Biens des efforts furent déployée de leur part afin de mener à bien cette expérience et nous les remercions de vive voix.
Un merci spécial va à notre dévoué coordonateur, Philippe Glorieux, qui s’est surpassé dans l’organisation particulièrement pendant notre « trip » mais aussi durant les préparatifs (longs et laborieux!). Ce fut de temps à autre un vrai casse-tête et notre coopération n’était pas toujours complète… Merci!
Une merci vient aussi a vous chers lecteurs qui nous avez supportés tout au long de notre voyage et lors de notre concert promotionel. Un soutient qui fut des plus précieux.
Ce n’est qu’un au revoir…
Ludovic, Philippe et Pierre Olivier
PS Nous vous annoncons qu’une remise des honneurs aux personnes méritantes de St-Lambert aura lieu le jeudi le 17 août à 19h30 suivi d’un concert à 20h30′. Le tout se passera sous le chapiteau, au centre du vieux StLambert , ENTRÉE LIBRE. Soyez-y!
PSS Il faut quand même qu’on vous signale que notre coordonateurs a eu un accident… en bicyclette! Résultat : un bras cassé, des bobos partouts et la tête bien secouée! Alors faite comme lui, ne partez jamais sans votre casque!
Mon 24 Jul 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
00 Transcanada Comments Off -
Auteur: Phillipe
Lieu: Oromocto, Nouveau-Brunswick
Kilomètres parcourus: 5900
Après vous avoir décrit de long en large les Rocheuses et les Plaines, je crois nécessaire de vous décrire, au moins brièvement, la beauté des paysages du Québec que nous traversons en ce moment.
C’est évidemment d’un oeil exercé aux nuances des grands paysages que nous sommes passés par la magnifique région de Charlevoix, située quelques dizaines de kilomètres après la ville de Québec, sur la rive nord du St-Laurent. Tous les petits villages sont particulièrement pittoresques. Les paysages sont vraiment à couper le souffle, au propre autant qu’au figuré! La côte est en effet très accidentée, en comptant de nombreuses montées de plus de 12% d’inclinaison. Le plaisir se retrouvait aussi bien sûr dans la négociation des descentes qui nous permettaient d’atteindre les 74 km/h! Nous avons ensuite pris le ferry entre St-Siméon et Rivière-du-Loup pour rejoindre la rive sud du St-Laurent. À cet endroit le fleuve commence à s’élargir, laissant une distance de près de 20 km d’une rive à l’autre! Le fleuve est plus impressionnant que jamais! Nous avons suivi la côte jusqu’à Mont-Joli, pour ensuite nous lancer dans la vallée de la rivière Matapédia, région très réputée à juste titre. Après cinquante jours de vélo, nous apprécions mieux que jamais les nuances de coloris des arbres qui nous entourent, d’une gamme de couleurs très diversifiées, ainsi que les montagnes aux formes multiples.
En arrivant au Nouveau-Brunswick, les Acadiens nous ont bien fait rire avec leur roulement de syllabes. Tout au long de la Baie des Chaleurs, nous avons ressenti le vent sur la figure, un merveilleux feeling qu’on ne peut ressentir, il me semble, qu’en vélo. Alors, après 5900 km, je ne me rend en fait plus compte que je pédale. C’est devenu une seconde nature. J’ai en effet l’impression qu’une autre partie de mon corps réalise combien la vie est belle. Je reviens en fait à la réalité seulement quand mon Ludovic essaie de me dépasser! Il y réussit, je l’avoue, seulement une fois que je m’arrête. La modesti ne m’étouffe toujours pas!
On peut dire que le compte à rebours est commencé. Il reste, en effet, moins de cinq jours avant la fin du voyage, voyage planifié longuement depuis plus deux ans et demi. Ça sent la fin de l’expédition, mais aussi le début de nombreux autres périples. Une fois qu’on attrappe la piqûre des voyages, on aimerait traverser le monde. Nous n’avons pas encore atteint nos limites. La prochaine fois peut-être, si c’est possible.
Philippe.
Petits commentaires du coordinateur :
Notre conteur est cette fois un peu nostalgique et un peu poète, mais toujours bien compétitif! Le plaisir du voyage est toujours là…et même plus que jamais. La prochaine étape devrait les amener de Oromocto, Nouveau-Brunswick, jusqu’en Nouvelle-Écosse, en traversant la Baie de Fundy en ferry.
Et oui… on commence à voir la fin de la traversée!
L’arrivée à Halifax, point ultime de l’expédition, est maintenant confirmée et fixée au 27 juillet en après-midi, soit en avance de 13 jours sur la planification initiale! À défaut de contacts dans la capitale de la Nouvelle-Écosse, à Halifax, l’arrivée sera célébrée… largement… en gare de St-Lambert, à leur arrivée au petit matin du 29 juillet, à 07:45! Ceci tient lieu d’invitation à tous nos supporters fidèles et à ceux qui voudraient participer à ce moment tout spécial!
Tue 18 Jul 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
00 Transcanada Comments Off -
Auteur: Pierre Olivier
Lieu: Nicolet, Québec
Kilomètres parcourus: 4500
Cela fait maintenant quarante-sept jours que nous sommes sur la route. Bien que chaque journée qui passe soit unique, nous avons tout de même developpé un rythme et des habitudes qui reviennent chaque jour plutôt de façon instinctive et machinale.
Habituellement, je suis le premier levé, vers sept heures du matin. Je me fais le plaisir de réveiller Ludovic et Philippe en « brassant » leurs tentes. La journée commence autour d’une assiette copieuse d’oeufs et de gruau. Nous nous répétons que nous devrions être partis en moins d’une heure, mais les choses étant ce qu’elles sont, nous en prenons deux le plus souvent du temps. Nous démarrons effectivement alors vers les neuf heures, prêts à faire une journée d’au moins six heures de route, parfois même de huit heures. Bien installés sur nos selles ergonomiques, nous entrons chacun dans notre monde. Nous prenons le temps de penser à notre vie, passant en revue les souvenirs et les jours futurs qui nous attendent dès notre retour. On fixe la roue d’en avant et nous chantonnons d’une note plutôt fausse. Nous nous sortons de notre « transe » que lorsque le meneur oublie de signaler un trou à éviter dans la chaussée ou que Philippe freine de façon plutôt brusque parce que nous croisons une « belle fille de la construction ». La journée se poursuit ainsi jusqu’en début de soirée, moment où nous nous mettons en quête d’une épicerie et d’un endroit où coucher.
L’épicerie est parfois un irritant, surtout quand la journée a été difficile et que nous ne pouvons nous mettre d’accord sur ce que nous voulons manger. Philippe se plaint que l’on mange trop de viande. De mon côté, j’insiste pour que l’on n’oublie pas le dessert. Ludovic se casse la tête pour faire un repas équilibré avec tout ça. L’appel de la faim finit rapidement par nous amener à des compromis très satisfaisants. Après ces dures journées, les sacs à provisions bien remplis, nous cherchons à nous loger. Selon, l’endroit et les conditions climatiques, nous couchons dans un camping, dans un motel ou chez l’habitant. Depuis quelques nuits, nous préférons même directement loger sur le terrain d’un particulier qui, bien souvent, nous accorde l’accès aux services essentiels. Nous allons alors cogner aux portes et demandons l’autorisation de planter nos tentes. Cette formule est plus chaleureuse. Elle est aussi sécuritaire, tout en nous offrant l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques.
D’ailleurs, ce soir nous avons été accueillis de belle façon sur un ranch. Nos tentes sont placées entre l’enclos des chevaux et le poulailler. Il n’y aura pas de grasse
matinée demain matin ! Ce qui compose vraiment nos journées, ce sont les petits moments d’intense liberté indescriptibles… comme le vent qui nous pousse dans le dos, un coucher de soleil, des fous rires…Ce sera le sujet du prochain journal de Ludovic.
Un gros merci à tous ceux qui sont venus au BBQ vendredi soir dernier, le 14 juillet. Cela nous pousse à ne pas lâcher et à continuer notre rêve jusqu’au bout.
Pierre-Olivier.
Petits commentaires du coordinateur :
Comme j’ai accumulé un peu de retard dans l’émission de cette nouvelle, j’en profite pour faire une rapide mise au point sur leur avancement. Depuis leur départ dimanche matin à huit heures de St-Lambert, nos cyclistes ont traversé la province de Québec en passant par Nicolet, la ville de Québec, et ensuite sur la rive nord du fleuve St-Laurent en faisant étape à Baie-St-Paul, pour passer ensuite à Cap-à-l’Aigle et St-Siméon, prenant le traversier jusqu’à Rivière-du-loup. Ils se sont dirigés ensuite et arrêtés à Trois-pistoles, Mont-Joli et Amqui, dans la vallée de la Matapédia. Ils sont passés finalement au Nouveau-Brunswick en faisant leur halte d’étape le 21 juillet à Dalhousie. Ils tiennent un rythme très élevé, ce qui les place bien en avance sur la planification initiale. Les cotes de la rive nord semblent avoir été plus difficiles à gravir que celles des Rocheuses en raison de l’inclinaison particulièrement forte des pentes!
Nos cyclistes se retrouvent depuis le 13 juillet dans la région de l’est du Canada, à la période des vacances. La région est très visitée par les touristes. Ils auront donc plus de monde sur la route et certainement plus de difficultés à identifier des sites de camping vacants. Ils semblent aussi rencontrer les «filles de la construction » qui n’ont souvent rien à voir avec le métier, mais qui prennent plutôt leurs vacances les deux dernières semaines de juillet, en même temps que les travailleurs de la construction! Elles ne manquent pas d’attrait non plus! La pratique de la bicyclette, même à trois, offre aussi des occasions de solitude et de réflexion intense qui semblent bien appréciées. Attention à leur retour… aux idées savamment mijotées.
La prochaine étape devrait les amener jusqu’à Bathurst, Nouveau-Brunswick. Une réception spéciale leur sera offerte à l’Hotel de ville. Quelle vie trépidante!
Sun 16 Jul 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
00 Transcanada Comments Off -
Auteur: Philippe Glorieux, le coordinateur
Lieu: St-Lambert, Québec (Message du coordinateur)
Kilomètres parcourus: 4340
Les étapes se succèdent depuis le six juin, date du départ de Vancouver, ramenant progressivement nos coureurs vers le Québec. Avec une moyenne de plus de 150 km dans les dernières étapes, en Ontario, leur arrivée s’est en fait précipitée les derniers jours. Marqués d’un vif désir d’autonomie, nos cyclistes, n’ayant pas encore été mis sur surveillance satellite, utilisent leur cellulaire avec grande parcimonie, laissant aux amis et parents le soin de démontrer à leur tour leur efficacité organisationnelle. Ce fut un réel plaisir que de voir la ruche bourdonner pour nous apporter un grand moment de cette expédition. L’équipe de soutien a bien démontré sa présence pour le plaisir de tous. Quoique le programme des activités avait été préparé assez à l’avance, le temps de le mettre en route a été finalement déclenché le mercredi à midi (12 juillet) pour une arrivée à St-Lambert en début d’aprè-midi le 14 juillet. La participation efficace d’Angèle, de Lucie, de Jean, de Dominique, d’Adeline, de Philippe et, non le moindre, de Robert Bourguignon, le responsable des sports de St-Lambert, a permis de marquer le passage de nos champions!
L’arrivée des cyclistes s’est fait quelque peu attendre. Subissant le blackout total des transmissions en zone d’approche de St-Lambert, les avancées de contact rapproché de Philippe et Marcel en vélo ont été vaines. Déboulant in extremis à trois heures trente dans leurs foyers respectifs, les cyclistes, après une bonne douche, se présentent frais et dispos pour signer le Livre d’or à Brossard, à quatre heures, en compagnie du Maire adjoint. Ils se sont soumis assez facilement aux questions des journalistes. La séance de photos n’a pas sembler leur déplaire! Le programme s’est ensuite poursuivi à St-Lambert, dès six heures du soir. Le maire Guy Boissy et plusieurs représentants municipaux étaient présents pour féliciter nos coureurs et partager leurs expériences. La signature du Livre d’or et la présence d’un buffet bien arrosé en compagnie de plusieurs supporters complètent l’accueil officiel du trio arrivé au trois-quart de la distance de leur expédition.
Le soleil nous a fait l’honneur de sa présence, nous permettant de tenir sans problème un BBQ à l’extérieur de l’aréna, au parc de l’Espérance. Plusieurs dizaines d’amis et de parents, encore en ville, ont pu avoir de vive voix les impressions les plus marquantes de cette partie du voyage. Trois BBQ transportés par Jean ont fourni sans répis les hamburgers et les hot dogs amenés par Angèle et Lucie. Des cuistots improvisés ont facilement répondu aux demandes. L’assaut des moustiques a quelque peu accéléré la fin des festivités, les fêtards devenant, vers dix heures du soir, le festin de ces bestioles mal apprises.
Suite à une nuit logée en tout confort, la journée de samedi a permis de faire les grands lavages des vêtements et de procéder à l’entretien des vélos chez Néron Sports inc. C’était aussi l’occasion de préciser la suite du tracé du voyage et d’apprécier les expériences vécues au cours des 4500 km roulés jusqu’ici. La forme physique des coureurs, leur santé et leur moral nous sont apparus très solides pour compléter dans les meilleures conditions la fin de ce voyage dès le dimanche matin. La masse musculaire des athlètes s’est d’ailleurs bien développée depuis leur départ. Ludovic prétend avoir pris cinq kilos, ce qui n’est pas un luxe dans son cas! Le temps maussade accompagne le départ des cyclistes le dimanche matin, à huit heures, sous l’attention de Lucie et Dominique, ainsi que d’Annick et Paul.
Encore quelques bonnes étapes à rouler pour compléter le trajet à Halifax le 28 juillet prochain, en avance de onze jours sur le calendrier initial! Qui en aurait douté ?
Sat 8 Jul 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
00 Transcanada Comments Off -
Auteur: Ludovic
Lieu: Lac Supérieur, Ontario
Kilomètres parcourus: 3400
Nous voilà maintenant, après quatre jours de marche forcée, embarqués à Thunder Bay sur le Canadian Miner, un bateau cargo chargé de grains de l’ouest canadien. Cette étape maritime nous sauve, en fait, trois étapes qu’on appelle ici les Rocheuses de l’Est, section où la route transcanadienne est plus étroite avec un trafic de poids lourds dangereux pour les cyclistes. Cependant, les matelots ont vite fait de nous surnommer les «cheaters», parce qu’on évite, en voyageant sur leur bateau, toute la partie nord du lac Supérieur! On est bien informé ou on ne l’est pas! Nourris et logés comme des rois, nous sympatisons avec l’équipage et nous nous familiarisons à son fonctionnement et son organisation. À l’encontre de certaines expériences rapportées sur les conditions de vie de la marine marchande, la nourriture à bord y est ici excellente. Les repas sont servis à toute heure du jour ou de la nuit. Même les plus gros (et forts!) matelots ont été impressionnés par l’appétit vorace de Phil!
Par contre, le voyage de Winnipeg à Thunder Bay n’à pas été de tout repos. Nos journées étaient longues, comprenant des distances moyennes de l’ordre de 160 km, dont une étape de plus de 190 km. De tels contrats nous gardaient sur nos vélos jusqu’à sept, et même huit heure du soir! Heureusement que le soleil se couche très tard à cette saison! Pris dans cette course folle, les Ontariens furent d’un grand soutien pour résoudre nos ennuis quotidiens. L’un nous conduisant au camping le plus proche, alors que nous étions prêts à planter notre tente sur la place publique, l’autre nous aidant à réparer la Xième crevaison (il y a des progrès techniques à faire dans ce domaine) et le troisième nous prêtant son matériel de cuisine pour accélérer le processus de préparation du repas. Nous en sommes même arrivés à avoir deux endroits où loger à Thunder Bay! Dans les difficultés, ce sont des gestes comme ceux-ci qui revigorent la flamme du voyage. Bien heureux d’être en contact avec tant de monde, il est souvent difficile de se séparer des endroits agréables où nous passons. Accueillis chez les uns et les autres, nous y créons rapidement notre «home sweet home» que notre vie de nomade ne nous permet pas d’apprécier assez longtemps. Souvent tristes de laisser des gens qui ont tant à communiqueret tant à nous offrir, il faut reprendre la route et regarder en avant!
En voyage, tout passe tellement vite qu’il faut être constamment à l’affût des petits moments qui font de ce long périple, un voyage inoubliable. Nous passons, même déjà maintenant, quelques fois du temps à se remémorer nos bons moments des premières étapes. Choyés enfin par la température, il fait beau et chaud à longueur de journée. À part les moustiques qui nous attaquent par millions, nous profitons du soleil et de ses bienfaits. Le lac Supérieur est splendide. Le soleil couchant y est magnifique, donnant à l’horizon des teintes allant du bleu jusqu’au mauve. La brise sur le pont est agréable; le congé à bord est très apprécié!
Sous peu, nous allons accoster, prêts à reprendre la route et parcourir, dans les sept jours à venir, les 1000 km qui nous séparent encore de Montréal. Désolés de quitter le Capitaine et son équipage, ainsi que cet environnement des plus relax et paisible,
nous reprenons la route, mais seulement après avoir fait honneur au « super souper » préparé par la cuisinière en chef! Nous débarquons donc à Saul-Ste-Marie, devant une foule venue nous accueillir (ils sont plutôt là pour voir le bateau passer!) tous bien curieux de voir des matelots aussi jeunes! C’est tout comme un deuxième départ…
Thu 6 Jul 2000
Posté par Pierre Olivier Martel sous
00 Transcanada Comments Off -
Auteur: Philippe Glorieux, le coordinateur
Lieu: St-Lambert, Québec (Message du coordinateur)
Kilomètres parcourus: 3400
Les priorités sont ce qu’elles sont.. et pour une expédition à bicyclette à travers le Canada, c’est finalement le coup de pédale régulier qui compte plutôt que la rédaction des textes! Alors, c’est une question d’un peu de patience, la livraison
de vos nouvelles trépidantes ne va plus tarder, car l’évolution de l’expédition se poursuit à une très bonne cadence.
Le programme initial se tient à très peu de choses près, puisque les cyclistes sont arrivés hier soir à Thunder Bay, en Ontario, sur la rive ouest du lac Supérieur, pour une distance de ville à ville de l’ordre de 3400 km, depuis Vancouver. La distance réelle parcourue frise certainement les 3850 km, probablement. Pour comparaison, au tour de France, lancé il y a quelques jours seulement, les coureurs feront quelques 2500 km. Alors. avec moins de tappage, nos coureurs en ont fait déjà plus, avec sacoches, sans voiture
d’appui et sans masseurs à destination!
Après la belle description des Prairies que nous a proposé Philippe (27 juin, Grenfell, Saskatchewan, 19ième étape, 2418 km parcourus), les coureurs ont donc avalé un autre 1000 km pour atteindre maintenant près de 50% du trajet! Et oui, ils ont franchi la mi-parcours après 31 jours depuis le départ, jours de congé compris. La moyenne devrait être de l’ordre de 130 km par jour, avec 40 livres (18 kg) dans les sacoches, c’est quand même un effort soutenu!
Le moral est bon. La santé reste forte (pas de rhume ou autre désagréments). La condition physique est excellente! Comment pourrait-il en être autrement? Comme check-up, c’est assez extrême… à côté des efforts sur tapis roulant et bicyclette stationnaire, les médecins rêveraient de faire des évaluations de ce genre.
Les conditions atmosphériques se sont bien améliorées aussi. Le soleil brille maintenant
depuis cinq jours, mais le vent continue malgré tout à souffler plutôt de face… ce qui n’était pas prévu! On a monté l’expédition expressément à partir de Vancouver pour avoir le vent d’ouest dans le dos, et non de l’est, ce qui rend la vie beaucoup plus difficile à nos coureurs. Le temps de roulage est plus long de près de 2 heures, passant de 5 heures à 7 heures de vélo, pour une moyenne passant de 25.0 kmh à 17.9 kmh, en effort! Imaginez un peu la sueur, la tension aux mollets, la bouche sèche, le visage fouetté et 2 heures de vélo à faire. La tente doit ensuite se monter très rapidement. Les repas servis en gamelle doivent être quelque peu accélérés. Il y a toute une expérience autour de ces activités qui devra nous être racontée.
Les contacts avec les gens du pays et les voyageurs restent toujours bons. Ils ont d’ailleurs été accueillis à Thunder Bay chez des personnes qu’ils ont rencontré lors d’une de leurs haltes. Les prochaines nouvelles nous parviendront de bateau, car ils vont réaliser la traversée du lac Supérieur, immense mer intérieure très peu fréquentée, sur
un cargo, le Canadian Miner (Upper Lakes Group), qui a bien voulu les prendre à bord pour cette croisière assez unique de 24 heures. Cette croisière va les mener à Sault-Ste-Marie, la cité de la sidérurgie, en Ontario.
En attendant la suite… Si vous êtes en vacances, n’oubliez-pas de continuer à consulter votre courier électronique, car il reste un autre 50% à compléter; à faire; à pédaler!
Les photos des premières étapes sont arrivées. Vous devriez en voir incessamment sur notre site internet.