September 2004


Non, c’est déjà mal parti. J’écris «premières impressions chinoises» mais Hong Kong ce n’est pas vraiment la Chine. Enfin oui, la ville est formé à 99% de chinois, mais malgré la rétrocession de la région à la Chine, Hong Kong reste profondément marqué par l’influence britannique. La région de Hong Kong parle un dialecte (le cantonnais) différent du reste de la Chine (le mandarin), possède sa propre monnaie et est gouverné selon le principe «un pays, deux systèmes». Une sorte de société distincte en fait!

Au premier coup d’œil, Hong Kong m’a fait un peu pensé à New York avec ses immenses tours à bureau et ses néons qui éclairent la nuit. Les gens sont pressés et la foule est souvent dense. Mais contrairement à ce que j’appréhendais avant mon départ, on ne se sent jamais vraiment à l’étroit. Les infrastructures sont modernes et pensées en fonction du piéton. Des passerelles et des tunnels sont aménagés un peu partout de façon à se déplacer sans jamais être gêné par le trafic des voitures. J’ai l’impression de vivre dans une ville futuriste où les gratte-ciels se fondent dans les nuages et sont reliés entre eux par une multitude de passerelles. Une immense fourmilière humaine…

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«Tu sais Pierre Olivier, quand la climatisation ne fonctionne pas, les gens se déshabillent». Ridz et moi sommes assis au dernier rang d’un autobus bondé en direction de la banlieue de Kuala Lumpur. Assis devant nous se trouvent des femmes musulmanes voilées, des chinois, quelques indiens. Je me tourne vers Ridz d’un air ébahi. «Vraiment?». En guise de réponse, il éclate de rire et m’envoie un coup de coude dans les côtes. Ridz est encore entrain de se foutre de ma gueule de touriste occidental crédule.

Chez le cousin de RidzJ’ai rencontré Ridz dans le grand parc de la ville une heure plus tôt. Il étudie à Kuala Lumpur et vit avec son oncle et sa tante. Nous avons discuté de tout et de rien en marchant dans le parc et voilà maintenant qu’il m’invite à souper et à passer la nuit dans sa famille. Cela fait deux jours que je suis seul et j’ai bien envie de le suivre. Mon sixième sens de touriste averti m’indique que Ridz ne doit pas être bien dangereux. Reste que je suis au bout du monde et que s’il décidait de me couper en rondelles pour me donner en pâture à ses lézards, personne ne retrouverait ma trace. Je lui fais part de mes inquiétudes. Il me répond qu’il n’a que des poissons. Je me sens rassuré.

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