Alors oui, ce blog prend la poussière je sais. Comme je l’avais écrit la dernière fois, je n’ai toujours pas Internet à la maison. D’ailleurs le bilan commence à être lourd. Depuis mon emménagement sur la rue de l’Aqueduc sont venus :
- 1 technicien de France-Télécom (téléphone)
- 7 techniciens Noos (câble)
- 7 techniciens réseaux (encore le câble…)
- 1 technicien Ozone (wifi à travers Paris)
Bilan de ces 16 visites : pas d’Internet ni de téléphone. Mais rassurez-vous, un technicien doit repasser la semaine prochaine… Je ne vous expliquerai pas le pourquoi du comment mais toujours est-il que je suis dans la situation très particulière où j’habite en plein centre d’une des plus grandes métropoles du monde sans avoir accès à ces deux services de base.
Cette privation de moyens de communication m’a fait réaliser à quel point nous sommes devenus dépendant de cette merveilleuse technologie qu’est l’Internet. Le manque est probablement encore plus criant pour le jeune ingénieur logiciel globe-trotter que je suis.
Heureusement Paris est une ville formidable où il y a tant à voir et à faire qu’on oublie vite le reste. Ça fait maintenant quatre mois que je suis à Paris et j’y suis comme un poisson dans l’eau. Mon oncle Camille m’a envoyé cette liste d’indices que tu t’es adapté à la vie Parisienne et que je trouve plutôt rigolo :
- Tu cours partout et tu ne te fais plus dépasser à la sortie du métro.
- Tu es plus impulsif. Tu traites les gens de grand couillon.
- Tu t’es acheté un chien qui laisse des petit tas un peu partout dans la rue.
- Tu as développé un petit sentiment de supériorité.
- Tu commences à trouver que ta mère a un petit accent.
- Tes amis brûlent des voitures la nuit.
- Tu t’es acheté un ballon de football.
- Tu préfères le vin à la bière.
- Tu te gares n’importe où et n’importe comment.
- Tu traînes ton pain baguette sous ton bras.
Après réflexion, je crois que je suis rendu à mi-chemin :
- Je marche pour aller au boulot plutôt que de prendre le métro. Grand bien m’en fasse car il pue la pisse le métro parisien! Cela dit, il est bien plus efficace que notre piteux métro montréalais.
- Je suis probablement plus impulsif et impatient. On ne peut pas faire autrement avec ces hordes de touristes qui bloquent les rues, flânent et prennent des photos des pigeons parce que Paris c’est tellemennnnt romantique. Mon c** oui!
- Je ne me suis pas acheté de chien mais j’ai bien appris à faire attention de garder les yeux ancrés au sol pour bien éviter les petits «tas» qui, même s’ils sont moins nombreux qu’à une autre époque, font encore partis du paysage parisien.
- Je n’ai pas développé de petit sentiment de supériorité mais j’ai aussi laissé le complexe d’infériorité à la maison. Les Français adorent vraiment l’accent québécois. Et ils sont aussi bien capables de massacrer leur propre langue à force de verlan et d’anglicismes.
- Ma mère n’a pas encore de petit accent et m’appelle toutes les fins de semaine pour s’assurer que je n’en prenne pas un moi-même!
- Mes amis ne brûlent pas de voiture mais il y en avait une brûlée au coin de ma rue la semaine dernière. Devant le poste de police… C’est tout dire!
- Je n’ai pas de ballon de foot mais j’ai finalement appris les règles et les stratégies avec le Mondial qui a soulevé les passions ici cet été. Allez les Bleus!
- Pas le choix de préférer le vin à la bière au prix qu’il coûte en France. J’ai vécu les deux derniers mois avec une œnologue (c’est une personne qui fait du vin, moi non plus je savais pas!) alors j’ai aussi appris quelques trucs sur la chose.
- Je n’ai pas d’auto à Paris mais je suis régulièrement témoin de ces stationnement (ou parking comme ils disent en français!) style auto-tamponneuse. Dur dur pour le pare-choc!
- Le pain baguette sous le bras non plus n’est pas un mythe. Après l’avoir retrouvé une fois écrasé au fond de mes emplettes, j’ai vite compris que l’endroit le plus pratique pour le trimbaler, c’est encore sous le bras!
Comme vous pouvez le constater, j’essaie de prendre le meilleur des deux mondes. Je ne sais pas si on s’adapte vraiment à Paris ou si on ne finit jamais d’être étonné. Chose certain, il m’en reste encore beaucoup à voir et à goûter et j’espère bien vous ramener quelques belles anecdotes et images d’ici à Noël.