Sun 13 May 2007
De retour de Pologne, je n’ai malheureusement pas de photos à vous montrer de ce charmant pays que j’ai découvert au cours de la dernière semaine. Pendant le trajet de Cracovie à Budapest, Philippe, l’ami avec lequel je voyageais, s’est fait volé son appareil photo ainsi que son téléphone cellulaire. Malheureusement pour nous, l’ensemble de nos photos de voyage se trouvait sur l’appareil.
Comme je voyage léger et que je ramène assez peu de souvenirs, les photos et les chroniques que j’écris constituent en quelques sortes les seules reliques de mes voyages. Elles défilent en continue sur mon fond d’écran d’ordinateur et me permettent d’être transporté à nouveau l’espace de quelques instants vers tous ces lieux et ces gens que j’ai connus. Revenir de voyage sans aucune photo laisse un vide.
Néanmoins, ce fut une semaine extraordinaire dans ce pays dont j’ignorais à peu près tout.
La Pologne, de par sa situation géographique au centre de l’Europe, a une histoire particulièrement pénible de guerre et d’occupation. Tous les grands empires coloniaux d’Europe ont occupés la Pologne à un moment ou l’autre de l’Histoire. Le pays conserve d’ailleurs l’empreinte des deux dernières occupations, soit celle des Nazis et de l’URSS communiste. Les premiers ont rasé de grands pans du pays (Notamment la capitale Varsovie qui fut détruite à plus de 80%) et les seconds ont reconstruits dans la grisaille d’un béton uniformément laid.
Je m’attendais donc à retrouver un pays pauvre et plutôt morne. À mon étonnement, les villes où nous avons séjourné (Varsovie et Cracovie) ont été en grande partie reconstruites à l’original et les centres historiques de ces deux villes sont de petits joyaux d’architectures. Bien que le niveau de vie reste considérablement en dessous de celui de l’Europe occidentale, les gens se tirent fort bien d’affaire et l’adhésion à l’Union Européenne en 2004 devrait accélérer la relance économique du pays.
***
Me voici donc revenu dans un pays qui pendant mon absence a élu un nouveau président. Cette nouvelle présidence s’annonce comme celle des grands bouleversements pour la France. Aux prises avec de nombreux problèmes sociaux-économiques et un modèle qui peine à s’adapter aux nouvelles réalités de la mondialisation, Nicolas Sarkozy aura fort à faire afin que la France redevienne compétitive au sein de l’Europe. Les Français semble l’accueillir avec un mélange d’espoir et de scepticisme.
Ne reste plus qu’à voir comment les choses évolueront au cours des cinq prochaines années.
***
Si aujourd’hui je voyage et que je peux partager avec vous un peu de ceux-ci à travers mon blog, c’est en grande partie parce que tout petit déjà, une femme m’a donné le goût de la lecture et de l’écriture.
Elle prenait le temps le soir de me faire écrire des dictées et m’aidait à réviser mes devoirs. Elle m’encourageait dans mes rêves d’enfant et me rappelle aujourd’hui avec amusement comment, haut comme trois pommes, je songeais déjà un jour faire le tour du monde alors que je restais fermement accroché à ses jupes.
Cette femme, vous l’aurez deviné, c’est ma mère. Je profite de cette journée pour lui rappeler combien je l’aime et combien elle est extraordinaire. Je t’attends à Paris la semaine prochaine m’man!