Après une longue journée de vélo, 5 à 6 heures en selle, 120 à 150 kilomètres dans les jambes, la question du logis se pose. Nombreuses de nos rencontres firent suite à ce porte à porte de fin de journée, hebergés sur la propriété de sympathiques locaux.

eglise-pignon.JPG
Derrière une église en Caroline du Sud

Les jours ne se ressemblant pas, d’autres possibilités sont toujours à envisager – il est souvent étonnant de remarquer le haut taux d’absentéisme d’hôtes possibles durant notre recherche de logis, ou la disparition diabolique des sonnettes.

Centrales à toutes les communautés, du Nord comme du Sud, plus fréquentes que les McDo ou les BurgerKing, ou même les stations services, les églises, qui comptent une pléiade de factions (protestantes, Baptistes, évangeliques du 7e jours, témoins de jeovah, free will Church etc.) nous offrent un logis de premier choix. Pour notre plus grand confort, ces lieux saints ont l’eau courante, toilettes et douches, et tables de pique-nique – plus joyeux que de manger sur le plancher des vaches. En plus de ces avantages comparatifs, quel pasteur pourrait nous refuser une telle hospitalité?

eglisepo.jpg
Souper devant la van épiscopale…

Par ces visites fréquentes (et pieuses), nous reconnaissons l’importance que ces églises ont par ici, et la vivacité dont elles font preuve. Ces complexes (car il s’agit souvent d’une église, d’une salle communautaire adjacente, d’un certain terrain et de vans pour excursions), en très bon état, comptent donc sur une communauté dynamique de jeunes et de moins jeunes. Ici, tout le monde semble avoir le numéro de téléphone du pasteur du coin sur «speed dial» quand nous voulons leur approbation pour planter la tente! Plusieurs fidèles à la «Ned Flanders» nous ont bien fait rire par leur gentillesse et leur bonhommie.

eglise-tente.JPG
Tente derrière une église baptiste de Long Island

En plus des “vieux”, les jeunes s’y retrouvent aussi en grand nombre, l’église locale étant souvent un point de rencontre, en rase campagne, pour toutes sortes d’activités sportives, films, soupers et autres. On s’y joindrait volontiers si nous n’avions pas les milles bornes de vélo dans les jambes! Et évidemment, au petit matin, n’est-il pas opportun de se laisser sur un “God bless you” ou un “I’ll pray for you”?

Allez, on le prend volontiers, et on poursuit notre route!