Auteur: Pierre Olivier
Lieu: Chaplin, Saskatchewan
Kilomètres parcourus: 1815
Souvent, au cours de notre voyage, nous faisons allusion aux distances que l’on parcoure, aux villes, et aux gens que nous rencontrons. Mais en fait, le voyage est fait de petits moments de bonheur, d’anecdotes parfois drôles, souvent cocasses. Aujourd’hui, je vais vous raconter comment nous avons été inités au fameux steak des Prairies.
Hier soir, en finissant notre journée, nous avons rencontré un gars du coin (soit la ville de Tompkins, en Saskatchewan) d’une vingtaine d’années, qui est venu nous tenir compagnie au souper. Il nous a appris que le steak par ici était le meilleur. Philippe, pour le défier, l’avise qu’il en aurait bien pris un pour le déjeuner. La discussion ne va pas plus loin. Nous allâmes nous coucher pour une longue nuit de sommeil, du moins c’est ce que l’on pensait… A quatre heures et demi du matin, je me suis réveillé en sursaut par un vacarme à quelques pas de ma tente. Pris de panique, je sorti mon poivre de cayenne avec l’intention de m’en servir contre cette chose qui était venu déranger mon sommeil. Alors, j’entendis une voix me demander : « steak or ribs » (à lire en anglais, car la langue française n’a pas vraiment d’équivalent pour décrire une pièce épaisse de cinq centimètres, aussi large que deux paumes de main de cow-boy!). J’ouvrai ma tente et parti à rire. Notre visiteur d’hier, un peu saoul, avait traîné son BBQ jusqu’au bord de nos tentes et faisait cuire des steaks! C’est ainsi qu’à cinq heures du matin, nous avons mangé les meilleurs steaks de nos vies, ce qui nous permis de faire toute une journée de 170 km. Maintenant, si vous vous voulez bien m’excuser, je crois que nous allons aller nous coucher. Après tout, qui sait ce qui viendra nous réveiller demain pour commencer une nouvelle journée pleine d’imprévus et de moments inoubliables?
Pierre Olivier.
Notre expédition est ponctuée de moments, d’incidents, de situations qui, l’air de rien, font partie de notre quotidien pour nous qui ne logeons que rarement deux fois à la même place! Je vous partage dix de ces moments et je les soumet à votre réflexion !
1.À la mise en route de notre réchaud d’appoint, s’il y a trop de gaz qui s’échappe avant d’y mettre l’allumette, on peut se brûler les sourcils…
*On attend avec impatience les premières photos des cyclistes pour identifier leur visage et savoir qui fait le plus souvent la cuisine!*
2.Après trois jours au soleil, la margarine n’a plus le même goût… Pourrait-elle être recyclée pour huiler les chaînes de vélo?
*Si un expert en la matière (un des lecteurs assidus) pourrait s’exprimer rapidement sur cette question d’ordre environnemental et technique…et budgétaire… et culinaire…pour une vieille recette…*
3.J’aime bien les automobilistes quand ils klaxonnent pour nous encourager, sauf quand on s’arrête pour faire pipi…
*La vie privée n’existe plus. C’est la rançon de la célébrité!*
4.On ne fête pas la St-Jean à Régina… Ben là, je suis déçu!
*Nos cyclistes n’ont pas eu l’occasion de rencontrer des franco-saskatchewanais qui, s’ils avaient consulté notre site internet, auraient pu démontrer leur ferveur! C’est à approfondir! Aux lecteurs assidus, je prend ici l’occasion de rappeler l’autre dimension
de l’expédition et j’en profite pour vous demander deux choses :
1- Y-a- t’il des francophones à Régina ou ailleurs sur la section du parcours dans les Prairies qui seraient intéressés à leur faire valoir leur expérience? L’occasion est maintenant offerte!
2- Vous avez, en tant que lecteur, un rôle important à jouer en transmettant l’adresse du site et ces messages de manière à ce que les gens sur le parcours puissent rencontrer les trois cyclistes, faire connaître leur région, et faire un bout de bicyclette avec eux! ou leur donner un coup de main. L’intérêt de l’expédition, au sens d’expérience enrichissante, dépend de ces liens tissés au fil des kilomètres… C’est écrit dans le plan de l’expédition. À vous de jouer!*
5.Le train suit la transcanadienne et donne des coups de sifflets, même la nuit…
*Je ne peux savoir quel effet psychologiques ces cris stridants poussés en plein milieu de la nuit peuvent avoir sur les cyclistes. Faudrait-il en parler à la direction du CN (Canadien National) et du CP (Canadien Pacifique)?*
6.Les anglophones sont incapables de prononcer Pierre Olivier et Ludovic…
*Les chinois probablement pas plus! Ce qui ne manque pas nécessairement de charme. Ça dépend de qui le dit et comment c’est dit évidemment!*
7.Il faut être capable de [...] Philippe…
*Le texte qui m’est parvenu sur la messagerie vocale (boîte vocale) était complètement inaudible à cet endroit. En attendant que P.O. me précise ce bout de texte, je laisse votre imagination faire son oeuvre! Laissez-moi sur le site ce que, à votre
avis, P.O. aurait pu nous dire sur Philippe…*
8.Les petites bêtes écrasées, que nous croisons sur le bord des routes, s’appellent des spermophiles.
*Je l’ai écrit spontanément comme celà. Mais à en regarder l’étymologie, je ne vois pas très bien à quoi peut ressembler l’animal, surtout sur le bord d’une route! Mais, est-ce seulement un animal? (J’avoue que P.O. doit nous mener sur une fausse piste… serait-ce plutôt spermofils, spairmofeel, spairmophil, spare-no-feel, spare-no-fill…ou aussi ‘spère mon fils!!!??? Les lecteurs mieux avisés devraient me faire valoir leur connaissance en la matière. Merci d’avance.*
9.Ici, c’est plate, les gens se donnent des accolades plutôt que des becs…
*Ben là, c’est une question de s’adapter aux coutûmes locales et d’y trouver la raison!*
10.Les Québécoises sont les plus belles!
*Il faut partir au loin pour s’en rendre compte…et pour mieux revenir!*
*J’espère pour vous, chers lecteurs, que les prochaines anecdotes de nos vaillants cyclistes, ne m’entraîneront pas à rallonger le texte aussi allègrement que cette fois-ci. C’était tellement tentant, que je n’ai pu y résister!
P.S. : À titre d’information, pour ceux qui vivent loin du Canada, la fête de la St-Jean Baptiste, le 24 juin, est la fête de tous les québécois. Ce jour est chômé seulement au Québec.*